‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 186 sur 348 · PRIÈRES PUBLIQUES POUR LK ROT · texte numérisé non relu

PRIÈRES PUBLIQUES POUR LK ROT

Bientôt deux lettres du duc de la Vrillière, adressées coup sur coup à l'archevêque, vinrent contremander la visite que le comte et la comtesse d'Artois devaient faire prochainement à Notre-Dame, en même temps qu'elles sollicitaient l'ouverture immédiate des prières publiques. « Quoique la maladie du roi ne présente aucun danger pressant, est-il dit dans l'ordonnance rendue par Beaumont, la piété de Sa Majesté l'a portée à désirer que l'on commençât le plus tôt possible les prières des Quarante-Heures. » Le 30 avril , en effet , à huit heures un quart du soir, les bourdons de la métropole annonçaient à tout Paris la gravité du mal, et l'abbé de Sainte-Geneviève faisait découvrir la châsse de l'auguste patronne. Les spectacles furent suspendus et les théâtres fermés.

Christophe de Beaumont était alors fort malade. « Nonobstant la bonne contenance qu'il affectait de faire, écrit le. chroniqueur, nonobstant ses fréquents voyages de Paris à Conflans et de Conflans à Paris, il s'affaiblissait journellement et par degrés, prenant tout droit, quoique à pas lents, le chemin de l'éternité. Il avait, disait-on, deux attaques de sa colique (néphrétique) régulièrement par chaque semaine, ce qui le mettait dans le cas d'user très fréquemment des bains, qui ne pouvaient à la longue que l'incommoder beaucoup en lui devenant inutiles *. »

J'insiste à dessein sur ces détails, parce qu'ils vont nous servir à défendre notre admirable archevêque

conteDte de dire, d'après une notice de M. Henri de Bouald, que le père du futur cardinal-archevêque de Lyon « assista aux derniers moments de Louis XV >. (Causeries du lundi, t. IV, p. 428.) i Hardy, 28 avril 1774.

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