‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 192 sur 348 · NOUVELLE VISITE AU ROI · texte numérisé non relu

NOUVELLE VISITE AU ROI

l'amener à l'expulsion de la du Barry et ensuite aux sacrements ^ ».

On oublie surtout que, dans l'intervalle de la seconde à la troisième visite, la favorite fut congédiée et reléguée à Rueil, chez le duc d'Aiguillon; que, cette expédition faite, le premier mot du prince mourant fut celui-ci : « Eh bien. Monsieur l'archevêque, j'ai la petite vérole, et mon devoir est de me confesser. » Aussi n'avonsnous pas de peine à en croire le chroniqueur lorsqu'il rapporte que Beaumont profita de cette ouverture, plusieurs fois provoquée , pour encourager le malade avec « les paroles les plus pieuses et les plus consolantes ^ ». L'ambassadeur anglais, qui s'était déjà trompé en indiquant le 1" mai comme date de la première entrevue, se trompe donc encore, dans sa dépêche du 6, lorsqu'il mande à la cour de Saint-James que le roi ne vit pas l'archevêque dans la journée du 4 mai.

« L'arrivée du confesseur ne suffit pas, venait d'écrire Madame Louise, il faut qu'il le voie !» Et la religieuse princesse, reconnaissante à l'archevêque de l'autorisation qu'elle avait obtenue d'exposer le Saint-Sacrement dans sa chapelle du Carmel, ne cessa plus d'y solliciter, pour le roi son père, les dispositions qui rendent la mort précieuse devant Dieu. Le 4 mai, à l'heure même où la favorite avait reçu son congé, madame Louise mandait encore : « Ce jour est celui de sainte Monique, mère de saint Augustin, mon patron^. Demain est le jour de

ï G. d'Heilly, p. 43 {loc.ciL).

* Hardy (vendredi 6 mai 1774).

^ On sait que Madame Louise s^appclait en religion Thérèse de Saint^ Augustin.

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