SA LETTRE AU MINISTRE D ETAT
du chœur de Notre-Dame, Beaumont, qui s'était engagé à solliciter la même faveur au sujet de Louis XV, écrivit sur-le-champ au duc de la VrUlière, ministre d'État :
A Paris, ce It mai 1774.
Vous verrez, M. le duc, dans le procès-verbal que j*ai l'honneur de vous envoyer, la preuve de la possession où est TÉglise de Paris d'avoir le dépôt des entrailles de nos rois. Je me joins au Chapitre pour vous supplier de nous obtenir de Sa Majesté celles du monarque que nous pleurons; c'est une triste consolation, mais elle nous sera précieuse. On ne peut rien ajouter à l'inviolable et respectueux attachement avec lequel, etc.
t Ghr., arcJievéque de Paris,
La réponse ne se fit pas attendre ; mais elle n'était pas pour donner satisfaction aux intéressés :
A Versailles, le 11 mai 1774.
La nature de la maladie. Monsieur, dont le roi vient de mourir n'ayant pas permis l'ouverture de son corps, il n'est pas possible de satisfaire le juste désir qu'aurait l'Église de Paris d'avoir en dépôt les entrailles de ce prince. La putréfaction a été si prompte que les religieux, chargés de faire des prières autour de lui, ont été obligés de se retirer dans le cabinet du Conseil, ne pouvant soutenir l'air de la chambre où est en dépôt le corps de feu Sa Majesté.
7'ai l'honneur, etc. *.
D'autre part, Louis XVI dépêchait à ses « chers et bien-amés les abbé, prieur et religieux deFabbaye royale de Saint-Denis » un ordre d'urgence ainsi conçu :
De par le Roy, chers et bien amés. La mort du Roy, notre très honoré seigneur et ayeul , nous obhgeant dans la douleur profonde que nous en ressentons de faire rendre à sa mémoire les honneui^
^ Registres capitulaires (Cf. Délibération du 1 1 mai).