‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 231 sur 348 · SON ELOGE DES ORDRES RELIGIEUX · texte numérisé non relu

SON ELOGE DES ORDRES RELIGIEUX

ce qu'ils ont attesté sur la diminution prodigieuse du nombre des professions depuis cet édit.

€ Quelle plaie pour l'Église ! quelle diminution dans le nombre de ses ministres ! Indépendamment des secours sans nombre que fournissent les corps réguliers pour la prédication et la confession, qui d'entre vous, Messeigneurs, n'a pas éprouvé de quelle ressource ils sont dans les campagnes, pour toutes les fonctions du saint ministère, et notamment pour la desserte des cures, par la. disette des j)rêtres séculiers ?

« Pour moi, je dois leur rendre cette justice, que je les ai toujours trouvés dans mon diocèse empressés à me fournir tous les secours dont j'ai pu avoir besoin, et que, même dans les points où ils auraient pu, avec fondement, m'opposer leur exemption, ils n'en ont pas fait usage, et sont entrés avec docilité dans toutes mes vues.

« Tout doit nous porter à venir à leur secours : il ne s'agit de rien moins que de prévenir leur anéantissement. En nous intéressant pour eux, nous travaillons pour la religion, pour l'Église universelle, pour une portion considérable de celle de France, pour nousmêmes et pour le bien de nos diocèses. C'est ici le moment d'agir : il ne serait plus temps à la prochaine Assemblée ^.. »

Ce rapport fini, l'Assemblée pria les commissaires du bureau de Id Religion et de la Juridiction de le prendre « en grande considération ».

Le 29 novembre, on décida qu'une commission, dont l'archevêque de Paris ferait partie , préparerait sur ce

1 Voir les Procès-verbaux de 1775, p. 667.

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