‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 24 sur 348 · L INSTITUT DES JESUITES · texte numérisé non relu

L INSTITUT DES JESUITES

Pour un homme qui se targue d'appuyer son récit « impartial » sur des documents « authentiques » , il est difficile de lire plus mal une pièce , à moins qu'on ne veuille lui faire dire exactement le contraire de ce qu'elle dit. L'adresse des évoques de la majorité , à laquelle nous venons de voir Christophe de Beaumont donner son adhésion motivée, porte, en effet, « qu'il n'y a aucun changement à faire dans les constitutions de la Compagnie de Jésus, par rapport à ce qui regarde l'autorité du général ^ » Bien plus, la minorité des cinq, aux ordres du cardinal de Choiseul, déclare elle-même, en propres termes, que « la résidence à Rome du général d'une société de religieux répandus en France n'a rien d'opposé à nos maximes, comme l'a observé M. Talon dans son réquisitoire, insère dans l'arrêt du Parlement de Paris, du 18 mars 1645. >

Nous ne parlons pas de Fitz- James, qui vota seul pour « faire un corps da Jésuites français », ayaiit un général particulier, dont on s'appliquerait à tempérer * l'autorité trop grande- ».

C'est ici que les membres de la commission royale , en s'obstinant, contre l'avis presque unanime des évêques, à réclamer le changement de quelques points substantiels de l'Institut, nuisirent peut-être plus à la cause des Jésuites, par leur modération , que le Parlement avec toutes ses fureurs. Adoptant en partie le système proposé par l'évêque de Soissons , ils s'arrêtè-

^lAcle* du clei'gc de France (Coilectioa des Documents historiques, p. 26).

* L'assemblée ayant refusé d'insérer Ta vis de la minorité dans la. collection officielle de ses procès- verbaux, cet avis fut imprime à part en 1762. Le P. de Ravignan Ta reproduit à la page 259 de son Clément XIII et Clé'ment A7K (volume supplémentaire).

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