‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 25 sur 348 · CHANGEMENTS A INTRODUIRE · texte numérisé non relu

CHANGEMENTS A INTRODUIRE

rent au malencontreux projet d'établir en France, non pas un autre général différent de celui qui résidait auprès du Pape , mais un vicaire général temporaire , plus ou moins indépendant du général de Rome dans l'exercice de son autorité.

Cet expédient, qui reculait la difficulté sans la résoudre, allait bien aux temporisations d'un prince aussi faible qu'irrésolu. Sans donc vouloir entendre à l'objection de l'archevêque de Paris, lequel représentait de nouveau que « changer les dispositions des constitutions en ce qui concerne la dépendance du général , ce serait renverser tout l'Institut » , Louis XV brusqua la déclaration des comités qui se tenaient alors entre les ministres et les conseillers d'État*. Aussi bien ceux-ci paraissaient-ils prendre à tâche .de ne tenir aucun compte des observations du prélat et de ses collègues.

Une lettre du cardinal de Luynes au P. Salvat, procureur de la province de Toulouse à Paris , témoigne du juste mécontentement que les évêques en ressentaient.

A Versailles, ce vendredy.

Le travail du comité et du conseil se fait , mon révérend Père , sans notre participation , ce qui est très fâcheux ; je sçay , comme vous, combien tout est important dans cette matière ; je fais ce que je puis, selon ce qui m'est possible, je n'ay certainement rien à me reprocher; je suis charmé de ce que les déclarations de vos PP. de Bordeaux et de Poitiers seront envoyées telles que la Commission royale les a demandées ; votre position malgré tout cela est bien dé-

^ € La déclaration du roi, écrit Galiani, est si peu favorable aux Jésuites qu'ils se sont laissé dire que mieux vaudrait pour eux être sécularisés... On attribue ici à Choiseul cet étrange et incompréhensible revirement dans l'esprit de la Cour, lequel, il y a peu de mois, éisiii jésuitUHme. y> (Lettre à Tanucci, 25 janvier 1762.)

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