‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 240 sur 348 · BS PAQUES DU COMTE D*ARTOIS · texte numérisé non relu

BS PAQUES DU COMTE D*ARTOIS

il a fini cependant par remplir ce devoir le 9 de ce mois *. » Un billet de Tabbé de Gaston , premier aumônier du prince, nous apprend que Maudoux aurait été invité la veille à le confesser; mais la demande serait restée sans résultat, s'il faut en croire Bergier qui lui écrivait, le lendemain : « A ce moment, M. le comte d'Artois est à la paroisse et fait ses pâques. Je ne sais pas qui a été son apôtre, mais je remercie Dieu de tout mon cœur de cet événement ; je craignais beaucoup une éclipse à cette occasion, Gela me fait présumer que le mal n'est pas aussi grand que le public s'obstine à le publier ^. »

Ce que Bergier ne dit pas dans cette lettre , c'est qu'il venait d'être appelé lui-même, sur le conseil de Christophe de Beaumont, pour remplacer accidentellement l'abbé Maudoux auprès du roi et de la reine ^. Ce choix, que l'état de santé de l'ancien confesseur rendait plus urgent que jamais, devait être d'autant moins définitif qu'on ne le jugeait pas « sans inconvénient » à Versailles. Notre prélat n'était-il pas accusé d'y servir, sans le savoir, d'instrument à une intrigue, en cherchant à

1 Lettre du 13 avril 1776.

* L'abbé Maudoux^ p. 20. — D'après lo dire de certains chroniqueurs anonymes, le comte d'Artois fut reçu franc-maçon^ au mois de juin de l'année suivante, par le duc de Chartres. « Ce qu'il y a de plaisant, ajoute-t-il, c'est que la loge et un repas splendide ont été tenus dans la maison de l'ancien noviciat des Jésuites, à Paris. » .{Correspondance secrète éditée par M. do Lescure, t. I, p. 74.)

* « Ce jour on apprend que le roi s'était confessé pour les Pâques que Sa Majesté a faites à Notre-Dame de Versailles, le lundi précédent, 8 du même mois, non au sieur abbé Maudoux , son confesseur ordinaire, .mais au sieur abbé Bergier, chanoine de l'église de Paris. » (Hardy, 15 avril 1776.) — « La reine n'a point encore choisi de directeur de conscience. Elle s'est confessée à Pâques, au prêtre Bergier , confesseur de Madame. » (Lettre de Mercy-Argenteau à Marie-Thérèse, 13 avril 1776.)

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