‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 242 sur 348 · BEAUMONT AU LIT DE MORT DE CONTI · texte numérisé non relu

BEAUMONT AU LIT DE MORT DE CONTI

après dîner ; il avait reçu la visite de Tarchevêque et des exhortations de M. de la Borde ; (fesi tout ce quHl a reçu ^ » Ces dernières paroles laissent malheureusement entendre que le moribond, en dépit des efforts du prélat, se refusa jusqu'à la fin aux secours de la religion et aux sacrements de l'Église. Cet exemple, remarque un auteur frivole, « est le premier qu'on cite d'un prince de la maison de Bourbon, toujours très édifiante dans ses derniers moments*».

Feu M. de Loménie parle, il est vrai, d'un manuscrit inédit de Gudin, d'après lequel on serait parvenu à déterminer Conti à mourir plus chrétiennement, en ggoutant aux exhortations de l'archevêque de Paris celles d'un homme avec lequel ce prince était fort lié, Beaumarchais ^. Nous voudrions un autre témoignage que celui-là pour nous persuader que l'auteur du Barhier de Sèmlle s'est associé à notre archevêque, dans le but d'obtenir qu'un prince du sang consentit à recevoir l'Extrême-Onction.

Quoi qu'il en soit, Christophe de Beaumont, justement alarmé sur le sort de Conti, s'était porté à son palais et avait été brusquement introduit près du malade. Celui-ci le reçut avec beaucoup de déférence, lui témoigna l'estime qu'il gardait pour sa personne et ses vertus, mais se montra inflexible devant les supplications du prélat, qui se promit bien de revenir à la charge. Il revint, en effet, à deux reprises dijQférentes, et insista pour être mis de nouveau en présence du moribond; mais Conti, dont la fatale influence avait

i Lettre du 4 août 1776 à Horace Walpole.

* Bachaumont (10 août 1776).

* Beaumarchais et son temps, t. II, p. 55.

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