‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 243 sur 348 · MORT DE SON FRERE ARMAND · texte numérisé non relu

MORT DE SON FRERE ARMAND

tant contribué à populariser chez nous la Franc-Maçonnerie, s'était expliqué dans l'intervalle par les ordres les plus formels. Deux fois le suisse refusa d'enfreindre sa consigne et tint la porte barrée, au vu et au su d'une foule considérable, attroupée pour suivre les tentatives de Beaumont.

On a reproché au prélat de n'avoir pas sauvé ce scandale . « en mettant un peu d'astuce, en descendant, en entrant dans la cour, et se tenant en quelque endroit pour en imposer au moins aux spectateurs, et qu'on crût qu'il avait été admis auprès de Son Altesse * ». Mais Beaumont était d'une nature trop fière et d'une âme trop droite pour s'entendre à ce manège et s'abaisser à ces roueries. Bergier n'aura donc que trop raison d'écrire à l'abbé Maudoux : « Mon frère, qui est avec moi depuis deux jours, m'assure que M. le prince de Conti est mort comme il avait vécu ; M. l'archevêque, dans trois visites consécutives, n'a rien pu gagner, non plus que le curé du Temple*. »

Une mort autrement chrétienne allégea bientôt le cœur du pontife, au milieu même du grand deuil qu'elle lui apportait. Le 9 octobre 1776, Armand de Beaumont, son frère aîné, s'endormait au Seigneur dans le château de La Roque, à l'âge de soixante -^seize ans accomplis. Après avoir rappelé que cet honmie de bien ressemblait à l'archevêque de Paris, et par ses admirables- vertus et par les sentiments de vive foi qu'il avait fait éclater en toute rencontre, un publiciste du temps ajoute cette circonstance intéressante à recueil-

1 Bachaumont (t. IX, p. 208).

* Lettre du 10 août 1776 {Labbé Maudoux, p. 28).

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