‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 244 sur 348 · SERVICE FUNÈBRE A NOTRE-DAME · texte numérisé non relu

SERVICE FUNÈBRE A NOTRE-DAME

lir : « Son dernier soupir a été ce pieux élan : Mon Dieu, que vous êtes bon ! * »

A cette nouvelle, le chapitre de Notre-Dame décida spontanément qu'un service funèbre des plus solennels aurait lieu à la métropole, le iO décembre. D s*y trouva une nombreuse prélature, la nuyeure partie des curés de la capitale, tous les supérieurs des maisons religieuses et quantité de personnages du plus baiU rang- L'archevêque s'était réservé la douloureuse consolation de célébrer lui-même la messe pour l'âme du défunt. Mais, en remerciant ses prêtres des nouvelles preuves d'affection qu'ils lui donnaient, il voulut humblement réclamer de leur fidélité un dernier témoignage : celui de le rendre, après sa mort, participant des prières quotidiennes de l'église de Paris au moment de l'office canonial. Le doyen Tudert, tout en repoussant l'idée d'un malheur prochain, prit cet engagement au nom de tous, in perenne amoris Capituli erga RR, Pontificem monumentum^.

Nous avons dit que la mort du prince de (ùonti avait été l'occasion d'un blâme sans fondement, adressé à la conduite de Christophe de Beaumont. Un reproche, plus spécieux, fut celui que lui valurent des relations suivies avec le banquier genevois dont Louis XVI venait de faire son directeur général des finances. Assurément, si le protestant Necker montait de la sorte au pouvoir, ce n'était en rien la faute de l'archevêque de Paris, qui, de concert avec plusieurs autres prélats, avait tenté l'impossible pour détourner le roi d'une

i Journal hittoriqiie du 1er janvier 1777, p. 78.

* Registres capUulaires de Notre-Dame^ 12 novembre 1776.

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