‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 251 sur 348 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Les Écoles militaires. — Projet d'un séminaire d'aumôniers. — L'archevêque est accusé de le composer d'anciens Jésuites. — Étranges rumeurs à ce sujet. — L'édit royal de mai 1777. — Imputation à l'adresse du comte de Saint-Germain. — La vérité sur l'École des aumôniers militaires. — Maladie grave de Beaumonl : prières et sympathies publiques. — Le mandement pour la suppression d'un certain nombre de fêtes. — Motif du retard apporté à sa publication.

Kétemelle question des Jésuites, même dispersés, même éteints, semblait destinée à susciter à Christophe de Beaumont des difficultés sans cesse renaissantes. Elle fut tout à coup réveillée par un événement qui mit trop d'imaginations en campagne, qui provoqua trop de susceptibilités jalouses , pour que nous ne rappelions pas dans quelle mesure l'archevêque s'y trouva de nouveau mêlé.

Un édit de Louis XV, en date de janvier 1751, avait créé à Paris, pour l'éducation gratuite de cinq cents gentilshommes, une École militaire qui fut installée dans le vaste édifice qui porte encore son nom ^ On n'y était admis qu'après avoir fait preuve de. quatre quartiers de

^ Au mois de juillet 1769, Louis XV était venu à TÉcole militaire pour poser la première pierre de l'église qu'on y élevait. Il fut reçu par Christophe de Beaumont, à la tète des ecclésiastiques^ docteurs de Sorbonne, qui se trouvaient alors chargés de la desserte.

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