‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 278 sur 348 · L*HISTOIRE GENEALOGIQUE · texte numérisé non relu

L*HISTOIRE GENEALOGIQUE

Les annales de la famille sont pleines de ces traits d'une générosité proverbiale qui multipliait le bonheur autour d'elle, en la dépouillant souvent pour enrichir les autres.

Ceci m'amène à fournir les éclaircissements, devenus nécessaires, sur la fameuse Histoire généalogique dont Christophe de Beaumont poursuivait l'entreprise depuis nombre d'années, et qu'on n'acheva d'imprimer qu'en 1779. La malignité publique s'est donné assez souvent carrière au sujet de cet ouvrage, pour que je ne cherche pas à élucider une question qui touche, de quelque manière, à l'honneur du digne prélat.

On lui a souvent reproché, en effet, d'avoir été comme infatué de la noblesse de sa maison. Mais, outre que les hautes dignités dont il fut revêtu l'obligèrent plusieurs fois à justifier de l'ancienneté même de cette noblesse, l'auteur de V Histoire généalogique rappelle fort à propos que, s'il est ridicule de parler sans cesse de ses aïeux, il est peu digne aussi de l'héritier d'un grand nom de rester indifférent à leur mémoire. Tacite avait déjà mis une maxime analogue dans la bouche d'un prince païen : « N'oubliez pas que vous êtes neveu d'un empereur, mais ne témoignez pas trop vous en ressouvenir ^ »

Si Christophe de Beaumont parut, en certaines rencontres, « se ressouvenir » trop de ses parchemins de

De l'espace des temps tes soins victorieux, Perpétuant les fruits de ta rare sagesse, Contre le riche fier et le vice odieux , Préviendront leurs besoins, soutiendront leur faiblesse.

(Journal hiitorique di\x 15 janvier 1780, p.' 171.)

1 « Neu patruum sibi Othonem fuisse aut obli viscère tu r unquam, aut nimium meminisset. > {Hisi., II, 48.)

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