‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 282 sur 348 · PUBLICATION DE L OUVRAGE SUSPENDUE · texte numérisé non relu

PUBLICATION DE L OUVRAGE SUSPENDUE

Un homme plus compétent encore, Hozier de Serigny, qui avait examiné le livre et fortement motivé son approbation à la suite de celle de Ghérin, ne craignit pas de rappeler « un chef-d'œuvre ^ ».

Cependant les cent vingt-cinq exemplaires, magnifiquement reliés du reçte, demeuraient enfouis dans rarrière-bibliothèque du palais archiépiscopal^. On ne s'expliquait point ces retards de Christophe de Beaumont à faire les générosités promises, d'autant que pas u;i de ces volumes ne devait être mis en vente, car on les savait destinés, partie aux maisons souveraines de l'Europe, partie à la famille ou à des amis. Le bruit courut bientôt que leur publication restait suspendue, sur le désir exprimé par diverses personnes que le nom de fauteur ne parût point à la tête de l'ouvrage* U avait donc fallu réimprimer le frontispice, l'approbation et le privilège ; mais ce fut la simple affaire d'un travail de huit jours, et tout était prêt vers la mi-septembre 1779.

Beaumont n'en continuait pas moins de tenir les exemplaires sous clef. De là, nombre de conjectures qui alimentaient la curiosité publique toujours en éveil. « Je crus, dit Brizard, entrevoir que M. l'archevêque craignait les dévots, les jansénistes, la Gazette ecclésiastique. Il pouvait se faire que ses ennemis ne regardassent pas comme un acte d'humilité la fantaisie qu'il avait eue de faire l'histoire de sa maison, et que les

1 Lettre du 29 juin 1779 (cah. E).

^ On ne devait tirer d'abord que cent exemplaires, dont douze en papier de Hollande ; mais la veuve Hérissant, chez qui le livre avait été imprimé, fit savoir à Brizard qu'on lui en destinait vingt-cinq de plus, sans le volume des preuves. Le relieur mit quinze jours à peine pour venir à bout de ces magnifiques in-folios, et le travail entier fut achevé pour le Ti juillet 1779.

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