‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 289 sur 348 · BEAUMONT PRESIDE LA CEREMONIE · texte numérisé non relu

BEAUMONT PRESIDE LA CEREMONIE

tive, après les avoir amenés « en carrosse de remise » jusqu'au Pont-Rouge *. La cérémonie eut lieu, le matin du 8 février 1779, conformément aux dispositions prises par le marquis de Dreux, pour assurer, soit dans le chœur , soit dans une enceinte réservée de la nef , la place nécessaire aux huit cents témoins et à tous les gens de l'escorte officielle. Après l'office divin, des rafraîchissements furent offerts aux nouveaux époux dans la grande salle de Tarchevêché, puis on les reconduisit à l'église métropolitaine pour y attendre l'arrivée du cortège royal.

Le roi et la reine, suivis de leur auguste famille et précédés des princes et princesses du sangi traversèrent deux fois la double haie des heureux que leur piété généreuse avait faits. Ils ne quittèrent Notre-Dame que pour aller encore rendre grâces à Sainte-Geneviève, non sans avoir répandu de nouvelles largesses sur le chemin. On remarqua l'intérêt particulier qu'ils témoignèrent à deux vieillards, dont l'archevêque venait également de bénir les noces d'or^ et qu'il se plaisait à montrer environnés de leur couronne d'enfants, de petits-enfants et d'arrière-petits-enfants.

A partir de cette journée, Christophe de Beaumont inclina sensiblement vers la tombe. Il y vit cependant descendre avant lui le-doyen de son chapitre, Tudert, celui-là même qui l'avait fortifié naguère par l'administration des derniers sacrements. Tudert mourut un

1 D'après les Mémoires de BachaumfiiU, il y aurait eu quelques difïïculfés d'étiquette, à cette occasion, entre Tarchevêque et les curés de Paris. Ceux-ci voulaient absolument paraître « en êtole » à la cérémonie, et Beaumont rerusait de leur reconnaître ce droit. « On croit que les curés prendront le parti de céder, en faisant préalablemer t en corps une protestation. » (26 janvier 1779.) — Je n'ai trouvé cette protestation nulle part.

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