LES TOMBEAUX DE SAINT-DENIS
On ne peut rien ajouter à l'inviolable et respectueux attachement
avec lequel j'ai l'honneur d'être, Monsieur, votre très humble et
très obéissant serviteur,
f Ghr., archevêque de Paris ^.
Dom Boudier, qui avait rempli les fonctions de prieur à Saint-Denis avant Dom Malaret, venait de lui succéder tout récemment dans cette charge K L'archevêque, ayant cru devoir prendre des renseignements plus complets auprès du nouveau prieur, s'empressa de les communiquer au comte d'Angi viller , appuyant sur « les inconvéniens qu'il y aurait à l'exécution du projet dont il s'agit et l'impossibilité où serait la maison de Saint-Denis de supporter les dépenses qui en résulteraient^».
Les motifs invoqués dans la lettre de Dom Boudier au prélat peuvent se réduire à ces trois points : 1° Les choses subsistant depuis des siècles dans l'état où elles sont, « sans qu'il soit résulté le moindre inconvénient», il n'y en a pas à les y laisser. 2° Le respect même dû aux cendres de nos rois défend d'y toucher, pour les réunir toutes en une espèce de caveau creusé au milieu du chœur, d'autant que « plusieurs de ces mausolées ont été élevés du tems de saint Louis et placés où ils sont par son ordre ». 3° La maison n'est pas en état de supporter les frais de déplacement « sans s'obérer beaucoup*».
i Archives nationales, 0^ 1174, f. 304.
* M. Guiffrey, auteur d'Un chapitre inédit de V histoire des tombes royales, romarque justement que Dom Malaret, à partir de juillet 1781, ne prend plus que le titre de doyen de Vahhaye (p. 70).
* Lettre de Tarchevôque à M. d^Angiviiler, 8 juillet 1781.
* Lettre de Dora Boudier à Tarchevêque de Paris, h juillet.