‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 297 sur 348 · CORRESPONDANCE A CE SUJET · texte numérisé non relu

CORRESPONDANCE A CE SUJET

En renvoyant à Christophe de Beaiimont les observations du prieur, le comte d'Angiviller déclare que Dom Boudier « paraît se tromper sur la question, par le sentiment même du respect qui prédomine dans tous ses raisonnements ». Il se fait fort, dans une conférence avec le prélat, de lui faire partager « toutes les vues dont l'administration a dessein de s'occuper en reprenant de premières idées qui ont été agitées dès 1665* ». Bientôt, dans une communication du 17 juillet à Tancien prieur, le comte exprime le désir que « les principaux officiers de l'abbaye » assistent à l'entretien projeté de Conflans, et que Dom Malaret s'entremette auprès d'eux pour leur faire part de ses vues ^.

Celui-ci ne s'endormait pas. « A plusieurs reprises, dit M. Guififrey, il revint à la charge, stimulant le zèle de M. d'Angiviller, l'informant des vacances qui se produisaient dans le clergé, et grâce auxquelles on aurait pu faire les fonds nécessaires aux travaux du chœur et de la crypte ^. » Le directeur des bâtiments n'avait pas besoin de ces importunités de Dom Malaret pour s'efforcer d'opérer, dans l'esprit de Beaumont, le revirement attendu, car, « sans son adhésion, rien n^était possible ». La lettre suivante laisserait même croire qu'il était parvenu, dans le courant de septembre, à dissiper la mauvaise impression produite sur le prélat par les confidences de Dom Boudier.

1 Lettre du 10 juillet.

^ Archives Tuitionales (loc. cit.), f. 332.

' C'est ainsi que, dans sa lettre du 1er septembre, Dom Malaret signale, comme une bonne abbaye vacante, celle de Coulomb au diocèse de Chartres, laissée depuis peu par Sahuguet d'Espagnac et dont Beaupoil Saint-Aulairo prendra bientôt possession.

LETTRE d'aNGIVILLER A BEAUMONT. 407

30 octobre 1781.

Monseigneur ,

Je ne vous proposerai point d'excuse sur le délai de ma réponse à la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire au commencement du mois. Elle m'arrivoit presque au moment où je venois de subir une opération très douloureuse dont les suites me retiennent encore au lit et me permettent à peine de faibles occupations. Je saisis au moins le premier moment où je peux vous offrir, Monseigneur, mes remerciements de vos dispositions pour coopérer à mes vues relativement à la décence qu'il convient d'introduire dans le dépôt funéraire de nos rois à Saint-Denis. Dès que je serai véritablement libre de disposer de moi, je m'empresserai d'aller vous faire ma cour et de régler avec vous le moment de notre voyage à Saint-Denis.

J'ai l'honneur d'être, etc.. ^

Quand cette lettre fut remise à Christophe de Beaumont, le vénérable vieillard touchait au terme de sa carrière. Ce sont maintenant ces derniers mois d'une vie si pleine qu'il nous reste à raconter.

1 Archives nationcUes (loc. cit.), f. 511.

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