CHAPITRE VIII
Derniers mois de la vie de Christophe de Beaumont. — Une séance à Saint- Magloire. — Le jeune prince Louis de Saxe. — Harangue de l'archevêque au roi, à l'occasion de la naissance du premier dauphin. — Dernière maladie de Beaumont : avis contradictoire des médecins. — Son agonie et sa mort. — Ses obsèques et sa sépulture. — Choix de son successeur. — Hommages rendus à sa mémoire. — Translation de son cœur à l'église de Saint-Cyprien du Périgord. — Restauration de son tombeau à Notre-Dame de Paris.
Depuis le retour de la belle saison, l'archevêque de Paris semblait se faire quelque illusion sur un regain de force inespéré. Il avait présidé en personne aux deux services célébrés pour le repos de l'âme de la grande Marie-Thérèse, mère de la reine : l'un à Notre- Dame, le 30 mai, l'autre à la Sorbonne, le 12 juin ^ On le vit encore se produire aux deux processions du saint Sacrement et du vœu de Louis XIII ; mais on remarqua avec inquiétude, pendant la marche de cette
1 Duvai, recteur de Sorbonne, faisait, dans son mandement d'invitation, ce bel éloge de l'archevêque de Paris : « Sacrym celebrabit Illustrissimus Archiepiscopus Parisiensis, quo alius non possft nobis contingere Pontifex morum sanctitate, religionis amore, inexhausta caritate venerabilior. » — Lo 17 août suivant, Tévèque de Senez, prononçant Téloge funèbre de Claude Léger à Saint-André des Arts, en présence de tous les curés de Paris, leur adressa ces paroles non moins flatteuses pour Beaumont : « Vous fortifierez de plus en plus l'union avec votre illustre chef; et quel chef plus digne de vous commander, par l'élévation et Vintrépûlité de son âme et de sa foi/ 1>