ÎL REÇOIT LES DERNIERS SACREMENTS
vards. Le lendemain , il donnait rendez-vous pour le jeudi à M* Dosne, notaire du parvis Notre-Dame, à Tefifet de pourvoir aux dispositions urgentes, car Tenflure du corps faisait des progrès sensibles. Mais, le 10, une crise subite obligea de lui procurer en toute hâte le secours des derniers sacrements, sans que l'imminence du danger permît de convoquer Messieurs du chapitre.
Ses deux aumôniers en surplis, son écuyer et plusieurs membres de sa famille étaient seuls présents. Tous pleuraient; le malade oppressé paraissait prier tout bas. Bientôt il ne répondit plus que par quelques signes d'intelligence aux aspirations qu'on lui suggérait, puis une sorte de torpeur s'empara de sa personne tout entière. La tête sembla s'égarer. Les yeux immobiles demeuraient attachés sur le crucifix que ses mains embrassaient. C'était l'assoupissement léthargique.
Les bulletins,' qui se succédèrent dans les deux journées suivantes, ne laissaient plus qu'un faible espoir. Il fallut opérer une ponction qui détermina un dégagement de « huit pintes et demie d'eau », et procura au moribond quelque répit. Le pouls était devenu plus lent et moins inquiet. Le 12, dans l'après-midi, un dernier bulletin, portant les signatures des sieurs Gochu, Bouvard, Bovie et Maloet, tous quatre régents de la Faculté de médecine de Paris, constatait en ces termes le mieux apparent qui s'était manifesté la veille : « Mgr l'archevêque continue d'être dans un profond assoupissement, la connaissance n'étant point revenue ; quoique le pouls ait perdu depuis hier de sa force, il se soutient encore assez bien* >
1 Hardy, 12 décembre 1781.