‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 34 sur 348 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

Cli'tn'M'Oslh'îfl (1r rflrt'IiPV^ijAiR dn Parlfl. — îl InlrrpsBR de nouveau ses collè- (îUnfl ft Irt rftUflP (lr'»spR|HM'f^R (loR Jf'îrtultftrt. — L'AsBRinbh^e du clergé prend ImiilRmcMit Ipui- dï^rpttBe. — Rtr^rllR intorvontion du dauphin. — Sa lettre \\ \'i^v\\\[\p. dw Verdun et B«)n rvIp au conseil de» di^p^ches. — VÉtnile de .).-! UiMiPSRftU. — Un tti'r<^t du Parlement condamne Pouvrage au feu. — Mand^monl dorlflnal dR r.hriBtophr de Hoaumont. — R<^pUque de Rouspr»tt«. — Valeui' de cet «^crlt Cf^l^^bre.

Au onui^B (l^ CG« èvénoments, Christophe de Beaumout, soutenu pai" ralïecUou de sou clergé, saisissait toutes les ocoAslons de lui témoigner que son dé\x>ueuieut ptHtr les ivligieux pei^éoutés ne diminuait rien de st>n bon vo\iloir à Tetidroit des intérêts diocésains. , î.e Ï6 x*ivnl il avait fait don de frmt^ mille éais pour serxnr A Vomement de la l^asiîique de Notre-Dame, abandonnant aux U'ïembres du chapitre le soin d'en faire Tunage qui j^araîtrait le plus oïq.->ortun. Ce fut avec eux un aïïsaul de bienveillante courtoisie. La députatàon ch^i^iV de le remercier voulait lui laisser tout l'honneur de décider ce qui lui serait pe^nsonnollenient agréable. « Rien ne ^saurait m'agréer, répondit le prélat, que ce qui agréera au chapitre lui-n^ème^ >

1 * Tllnd î»ibi tan tn m modo «rratoin forr f\\ï(\à ©t ipsi mipittiln. > [Bftpigtrns rfipihthitpa de Vrt/rr-^wf, délibéra fioiT? de? 1t;. 19 et ?r. avril.)

GÉNÉROSITÉS DE l'ARCHEVKQUE. 43

Nous aimons à recueillir ces traits délicats d'une nature attachante que l'on n'a guère connue jusqu'ici que par ses grands côtés.

C'est dans cette circonstance que Févêque d'Amiens fit de nouveaux appels à son généreux ami, pour obtenir de sa charité un de ces secours d'argent que Beaumont ne refusait jamais, surtout quand on intercédait pour des âmes dont un embarras de fortune retardait l'entrée en religion. « Le Port-Royal est une excellente maison, mandait-il à la date du 17 mai ; j'en connais beaucoup Fabbesse. qui est une Vauban. On y est très attaché à M. l'archevêque de Paris et toute nouveauté en est bannie. Mademoiselle de Clermqnt y sera très bien, mais il lui faut deux mille livres de rente au moins ^ »

Si considérables, en effet, que pouvaient alors paraître les biens d'une communauté qui avait eu Fhéritage de Port-Royal des Champs, ces biens ne donnaient pas toujours des revenus assez forts pour en acquitter pleinement les chaires. Je vois même, par un état de 1757, que les dépenses y avaient excédé les recettes de près de 7,000 livres. Les générosités de Beaumont vinrent donc à point pour favoriser une vocation qui courait grand risque de ne pas aboutir. La correspondance de Mgr de la Motte m'en fournirait d'autres exemples : une citation peut suffire à donner l'idée du reste. « M. Farchevêque de Paris voudrait pouvoir faire mieux pour votre recommandé, mais ce grand prélat est dans une situation triste à cet égard, ayant peu à donner, aucun

ï Lettre à une carmélite d'Avignon, 17 mai 1762. (Archives de Saint- Acheiil.)

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