‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 36 sur 348 · RÉCLAMATIONS DU SAINT-PERE · texte numérisé non relu

RÉCLAMATIONS DU SAINT-PERE

royaume. Nec jam idcirco ulla interéa non esse pertimescenda pericula ^ ».

Non content même de s'adresser de la sorte aux évêques de France, le pape, dans un bref des plus émouvants, réclame directement la protection de Louis XV contre des entreprises criminelles et ne craint pas de dire : « Ce n'est plus seulement en faveur des religieux de la Compagnie de Jésus, ou pour leur intérêt, que nous implorons cette protection puissante ; c'est pour la religion elle-même, dont la cause est étroitement liée à la leur^. »

Les évêques, on le sait, n'avaient pas attendu les pressantes sollicitations du Saint-Père pour répondre à ses désirs. Tout récemment encore, Alexis de Plan des Augiers, évêque de Die, député de la province de Vienne à l'Assemblée du clergé, était venu demander l'hospitalité au palais de Beaumont et lui soumettre la nouvelle lettre que Févêque de Valence, Alexandre Milon^ envoyait au pape pour l'intéresser au sort des Jésuites français qu'il appelle acerrimos (religionis) defensores prœconesque fidelissimos^. C'est de Beaumont et de Milon que Theiner avait dit naguère : « Il fallait l'éloquence entraînante de l'archevêque, de Paris et de l' évêque de Valence pour gagner à la cause des Jésuites leurs collègues réunis à Paris *. »

D'autres, sur les traces de Lefranc de Pompignan, s'étaient adressés de préférence au roi, espérant toujours l'amener à se déclarer sans ambages pour des

' Bullarii Bomani continualio, Clém. XIII, p. 643.

' Voir le bref du 9 juin, cité dans les Document* historiques, t. I, p. 36.

^ Archives du Gesk (Collection Valenti Gonzaga).

* Histoire du pontificat de Clément XIV, 1. 1, p. 42.

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