‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 50 sur 348 · PROTESTATION DU PAPE · texte numérisé non relu

PROTESTATION DU PAPE

depuis longtemps approuvé par le Siège apostolique, et qui avait obtenu des pontifes romains et du concile de Trente des louanges impérissables ». Ce sont ses propres paroles. Et pour accentuer davantage ces termes de l'allocution consistoriale, le pape, dans une lettre en forme de bref envoyée le surlendemain aux divers cardinaux français, affirme qu'il vient, « par un décret solennel », de casser tous les arrêts du Parlement, ou plutôt qu'il les a déclarés vains, sans fmxe, nuls et de nul effet,

€ Plein de confiance en Dieu qui fait justice à ceux qui souffrent de l'injustice des hommes, Nous avons attendu dans la douleur, l'humilité et la patience, pour voir si ces hommes qui se sont élevés avec tant de violence contre le jugement de l'Église, touchant l'Institut de la Compagnie de Jésus, se laisseraient fléchir par notre douceur et notre clémence. Mais enfin trompé dans notre attente, il Nous a fallu nécessairement venger l'Église accusée d'avoir tenu pour pieux un Institut que ces parlements ont jugé impie et irréligieux , et d'avoir nourri, pour ainsi dire, dans son sein, un si grand désordre pendant l'espace de deux siècles *. »

La joie que Beâumont ressentit de la publication de cet acte pontifical fut empoisonnée par un acte , bien différent, du fameux évêque de Soissons. Ce prélat, l'un des derniers fauteurs du parti janséniste en France, publie tout à coup, contre les Assertions extraites des écrivains jésuites y un mandement étrange et tel à peu près que le Parlement de Paris pouvait le souhaiter. On connaît cet abominable pamphlet des AsseiHions

1 BuUar. Roman, eontinualio, p. 700.

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