UNE RÉFUTATION PEREMPTOIRE
le choix des sources où ils ont puisé le fond de leurs attaques.
8° La partialité des adversaires a été telle qu'ils n'ont pas craint de rassembler contre ces religieux tous les reproches, toutes les imputations, toutes les espèces d'injures dont on a jamais chargé, depuis la naissance du christianisme, les plus abominables et les plus pernicieux d'entre les hérétiques.
4*' Sous prétexte de relever les écarts de quelques écrivains de la Compagnie, ils ont mis eux-mêmes au nombre des erreurs plusieurs assertions dont les contradictoires furent autrefois condamnées par le Saint- Siège et les évêques de France.
5° Loin de saisir et de présenter l'ensemble des ouvrages qu'ils censuraient, ces farouches critiques ont tronqué des textes, retranché des parties essentielles, altéré ou même défiguré complètement la pensée par des citations défectueuses, décousues, mensongères.
6** Ils ont manqué à la plus vulgaire équité, en confondant les auteurs anonymes avec les écrivains avoués par la Société ; en renversant l'ordre des temps, pour ne laisser aucun vide dans leur tradition imaginaire ; en mettant au nombre des fauteurs du régicide une multitude de Jésuites qui n'ont pas même traité les questions relatives à cette matière.
Quatrième partie, — Les fonctions remplies par les Jésuites depuis plus de deux siècles ayant toujours été renfermées dans l'ordre di* saint ministère, elles n'ont pu leur être confiées que par les premiers pasteurs, et « c'est aux premiers pasteurs seuls qpi'il appartenait de juger avec autorité si ces religieux s'en acquittaient