LE PARLEMENT DE TOULOUSE
Cœui's de Jésus et de Marie qae ce qu^on fait à cette intention doit s'offrir. L'on doit aussi particulièrement présenter à Dieu la gloire que lui a procurée rimmâculée Conception. Les prêtres font, chaque jour à la messe, un ample mémento de leurs ennemis; ils offrent même de temps en temps la messe pour eux^...
Les adversaires de la Compagnie peuvent bien, dans Toccasion, jouer la comédie de la peur : ils savent qu'ils n'ont point à redouter, de la part de leurs victimes, une autre vengeance que celle-là.
Ce fut au plus fort du tumulte soulevé par les édite que le Parlement de Toulouse crut le moment favorable pour atteindre, à son tour, Tintrépide Christophe de Beaumont. Les gens du roi venaient de dénoncer un mandement de l'archevêque d'Auch, dans lequel la destruction des Jésuites était représentée comme un premier « triomphe des ennemis de l'Église » , dont le but trop manifeste était de « renverser le gouvernement de Jésus-Christ ». François de Montillet ne se cachait pas, dans cette lettre, d'adopter les principes de l'Instruction pastorale de l'archevêque de Paris ; il la citait avec complaisance et l'offrait aux fidèles de son diocèse « conmie une source de lumière par laquelle on verrait la foi et la loi constante de l'Église ».
Sur les réquisitions du procureur général , le Parlement de Toulouse, par son arrêt en date du 9 avril 1764, condamne la lettre de Beaumont et celle de Montillet à être brûléespar l'exécuteur de la haute justice, « lesdits écrits étant captieux, calomnieux, et tendant, sous le prétexte d'instruction , à favoriser le fanatisme , à troubler le repos public et à soulever les esprits contre le
ï Lettre du 27 avril {Archives du Gesîi).