LA MOTTE ET MONTESQUIOU
vofr, et vous partagiez cet empressement avec M. Tarcbevêque de Paris, auquel je suis véritablement et respectueusement attaché ; mais je vois que ce m'eût été impossible de le faire par les diverses affaires qui me retiennent, quelque ardent et sincère que fût mon désir. J'ai fait les mêmes reflexions que vous ; on ne peut que s'affliger et sacrifier tout raisonnement et tout discours dans ce qui se passe. Je ne serais pas étonné siy sa santé rétablie^ on ne faisait quelque instance pour un nouvel éloignement. Si le roi avait autant de force qu'il a de bonté et de droiture, notre grand prélat serait mieux traité. Nous ne sommes pas en commerce fréquent de lettres avec lui. J'apprends plus par votre lettre ce qui le regarde, que par toute autre voie. Lui écrire, c'est, je crois, le fatiguer. Mais, sans nous le dire, nos cœurs sont toujours bien unis et il peut toujours compter sur moi, c'est-à-dire, sur ma sincère volonté de marcher sur ses pas, quelque inutile que ce soit à lui et à tout bien. Il aura toujours de ma part le denier de la veuve ^.. »
Un évêque, dont l'amitié plus récente ne craignit point de fatiguer par des lettres la convalescence de Beaumont, fut celui de son cher diocèse de Sarlat, Jacques de Montesquiou. Il venait de recevoir de Clément XIII un bref qui, tout en le félicitant des services déjà rendus à la bonne cause, l'encourageait à redoubler d'efforts dans le même sens. Il avait hâte d'annoncer l'heureuse nouvelle à celui qu'il appelait son maître.
« Vous pensez juste, vénérable frère, au sujet des
1 Lettre du 17 octobre à D. Malachie (Archives de Saint-Acheul).