‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 8 sur 348 · LETTRE DE L' ARCHEVÊQUE AU ROI · texte numérisé non relu

LETTRE DE L' ARCHEVÊQUE AU ROI

du Parlement, Beaumont conseilla à ses coUègiles de a^ rendre aVec lui auprès du roi, pour lui présenter cette lettre. Louis XV, informé d'avance de cette démarche, reçut avec bienveillance les évèques, dans la soirée du 6 juillet ; mais Iprsqùe rarchevêque voulîH lui présenter cette lettre, il 'è'en excusa et refusa de l'accepter, afin, dit-il. de ne pas se rendre le Parlement hostile, et de ne pas fomenter davantage Ta version de ce corps contre la Société de Jésus. Ainsi, cette fois encore, le Parlement triompha ^ »

J'^ voulu transcrire, sans commentaire , tout ce passage d'un auteur peu sympathique à la cause des Jésuites. On aimera maintenant à lire cet extrait d'une correspondance inédite du P. de la Croix, qui confirme l'exactitude de certains détails, en contredit ou en explique d'autres. Je traduis de l'original latin. Après avoir mis son supérieur général au courant de la' démarche de Beaumont, le provincial de Paris poursuit en ces termes : '

« Avant que les évêques aient pu souscrif^e à cette lettre, un d'eux la montra au roi , qui la lut et l'appt^oiiva, mais fit connaître ensuite qu'il n était pas opportun , pou7^ le moment, de la proposer à la signature des prélats ou de la lui présenter à lui-même avec un certain éclat officiel. Mieux valait attendre que l'épiscopat fût appelé, sur la demande même du prince, adonner son sentiment sur l'institut de la Compagnie-. » — « C'est merveille, avait- il écrit huit jours

i Hisloiredu Pontificat de CUment XIV, p. 34.

' «Antequam eidem epistolœ subscriberent (prsesules), unus ex eis Régi ostendît, qui quidem ipsam et legit et approbavit, verum postea significavit non expedire in prœsentiam ipsam aut prœsulum subscriptione muniri,

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