‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 9 sur 348 · SON DEVOUEMENT AUX JESUITES · texte numérisé non relu

SON DEVOUEMENT AUX JESUITES

auparavant, de voir avec quelle ardeur nombre de prélats, et surtout Tarchevêque de Paris, viennent de plaider notre cause ^ . »

Et le P. de la Croix tirait cette conclusion qui ne va pas seulement à l'adresse des nouvellistes de son temps : « Il ne faut donc pas se hâter d'ajouter foi aux hommes qui écrivent à tort et à travers (intempestive) sur notre compte, et c'est à nous de vous informer sûrement de ce qpii se passe, non de ce qu'on s'imagine devoir se passer. Or c'est chose de toute évidence que la presque unanimité de l'épiscopat français est très bien disposée pour notre cause ^. »

Ces bonnes dispositions des évoques , Christophe de Beaumont tenait à les faire s'affirmer par des actes publics, non point individuels, comme Tavait suggéré le roi, mais collectifs et simultanés. Il était même si convaincu de la nécessité de frapper au plus tôt ce grand coup, qu'il consentit, sinon à supprimer entièrement, du moins à réserver pour une occasion plus propice la grande instruction pastorale dont il voulait honorer à tout jamais la Compagnie de Jésus, sa cliente en péril.

aut cum apparatu palam offerri. Satius enim fore si prœsules aliquaDdo, Rege postulante, dicant suam de Instituto sententiam. > (Lettre du 14 juillet au P. Ricci. — Anciennes archives du GesU.)

^ « Mirum autem quanto studio causam nostram multi prœsules defenderint, atque imprimis archipreesul Parisiensis. > (Lettre du 7 juillet au môme.)

^ € Minime vero obscurum est omnes fere Gallicanos prœsules causœ nostrœ favere plurimum. > — L^évôque d'Amiens écrivait à ce sujet, vers la fin de la môme année : « Il y a bien quelques évoques qui ne les aiment pas (les Jésuites), sans trop savoir pourquoi; cependant le plus grand nombre est pour eux, et si le Roy suit leur avis, ils seront conservés. Je crains seulement qu'on ne donne quelque atteinte, et que plusieurs parlements ne s'unissent à celui de Paris. Si le Roy veut être maître, il le sera ; je souffre cruellement de tout ce que je vois et entends. » (Lettre du 21 décembre 1761, à D. Malachie.)

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