‹ Christophe de Beaumont, archevéque de Paris (volume 2)Chapitre 89 sur 348 · INTERVENTION DU DAUPHIN · texte numérisé non relu

INTERVENTION DU DAUPHIN

que TaflEaire se soit terminée à Thonneur de Beaumont, nous ne pouvons nous empêcher de déplorer que le Parlement ait eu à connaître d'une cause qu'il n'appartenait qu'à la puissance ecclésiastique de débattre ^

Je dois dire toutefois qu'il ne dépendit pas du dauphin, ami dévoué de l'archevêque de Paris, que les choses ne prissent une autre tournure dès le début.

« L'intérêt de la religion est le seul qui m'anime, écrivait-il le 81 mai 1764, et M. Noguier, à l'exception des mœurs, dont on parle avec éloges, ne me paroît , d'après tout ce qui m'en est revenu par les personnes les plus éclairées, avoir aucune des qualités propres à la place qu'on sollicite pour luy auprès de vous. C'est avec bien du regret que je me porte à cette démarche, mais, le bien de la religion, dans un temps surtout où elle est déchirée par l'esprit de parti, ne me permet pas de vous laisser ignorer ce que je sçay sur son compte, surtout par rapport à ce même esprit de parti qu'il regarde au moins avec la plus grande indifférence, s'il ne le favorise pas ouvertement. Si donc il en est encore temps, j'espère de votre attention scrupuleuse dans la nomination des bénéfices à charge d'âmes (et quelle charge que celle d'un curé de Sscint-Sulpice !) que vous éviterez de faire une nomination qui serait sujette à tant d'inconvénients... - »

On put croire, après cela, que les différends soulevés entre l'archevêque dé Lyon et celui de Paris trouveraient leur solution dans l'arbitrage de l'Assemblée

^ Voir, dans les Mémoires du clergé du 1764, le Rapport de V Agence sur ces démêlés, par Tabbé de Broglie, p. 16.

' Archives nationales, F. 7. — Cité par M. de TÉpinois, dans sa belle Vie du Dauphin, p. 243.

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