‹ Christophe de Beaumont, archevéque de ParisChapitre 146 sur 401 · MENÉES DU PARTI · texte numérisé non relu

MENÉES DU PARTI

dogmes de TÉglise catholique et eh ne reconnaissant pas sa hiérarchie), les parlements avaient appris à confondre les choses divines et les choses humaines, et à regarder la religion elle-même comme entièrement subordonnée à la juridiction civile. C'est de lui que bientôt les philosophes vont apprendre à ne plus respecter aucune autorité, à se faire des croyances selon leur caprice et à rejeter le jougdetoùte'autorité gênante. C'est de lui enfin que la cour de Louis XV et, après elle, une partie notable de la nation, apprendront à faire marcher de pair les maximes austères et les mœurs dissolues.)

Cette conclusion, que d'autres ont tirée avant nous,

avait été déjà signalée par un contemporain qui ne fut pourtant rien moins que l'ami des enfants de saint

Ignace. « C'est par conviction, écrit l'abbé Le Gendre, et non par des motifs humains que j'ai toujours été antijanséniste, persuadé que je suis que les principes du parti mènent à l'irréligion et au libertinage ^ »

Circonvenu comme Legendre par les adversaires des Jésuites, Desfontaines avait pareillement refusé autrefois de se prêter aux mêmes machinations : « Si l'on sçavoit, écrivait-il, les offres considérables et les promesses flatteuses que le parti des jansénistes m'a faites, pour m'engager à lui consacrer ma plume ^ ! » Il n'est pas jusqu'à J.-J. Rousseau que nous entendrons récriminer, dans sa lettre célèbre à l'archevêque de

1 Mémoires, liv. VI, p. 273. — On n^ qu'à se rappeler le grand principe des jansénistes t « L'homme invinciblement fait le bien ou le mal« selon que prévaut en lui le plaisir terrestre ou céleste , la cupidité ou la grâce. »

* Extrait d'une lettre autographe adressée, le 7 janvier 1732, au lieutenant général de police Hérault (Archives des Etudes Religieuses).

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