‹ Christophe de Beaumont, archevéque de ParisChapitre 268 sur 401 · SON INTERVENTION AU DEBAT · texte numérisé non relu

SON INTERVENTION AU DEBAT

« Nous étions sur le point de vous donner une Instruction particulière qui démontrât ce que nous venons d'annoncer, quand celle de M. l'Archevêque de Paris est parvenue jusqu'à nous. Nous lavons lue avec toute l'attention que demande l'importance du sujet ; et y ayant reconnu la doctrine de l'Église universelle, enseignée avec autant de clarté que de modération et de sagesse, nous avons cru pouvoir nous épargner un travail qui n'eût abouti qu'à dire la même chose pour le fond , persuadé que nous nous rendrons encore plus utile en y adhérant et en l'adoptant, pour vous la commurûquer avec autorité, que si nous vous en présentions une qui nous fût propre. »

Suit littéralement le dispositif de Christophe de Beaumont. — « On fut édifié, remarque l'historien de M. de la Motte , mais avec inquiétude , tant l'on n'entendait parler que de prélats exilés et de prêtres persécutés, » C'était, en effet, un acte de courage que l'évêque venait d'accomplir, et ce courage même pouvait être compté par quelques-uns pour une provocation. Aussi la feuille janséniste se garde-t-elle de laisser échapper l'occasion de faire appel au bras séculier. « Il y a, dit- elle, à Paris, un Châtelet qui connaît ses devoirs et qui ne les néglige point*. »

En attendant qu'un tribunal si vigilant livre à la torche du bourreau le mandement épiscopal , les magistrats d'Amiens trouvent urgent de le supprimer sur place. Loin de se tenir poiy^ battu, La Motte remonte en chaire, le dimanche suivant, afin d'ôter à la condamnation tout caractère de scandale. Il dit « qu'à l'exemple

* Nouvelles de 1756, p. 210.

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