‹ Christophe de Beaumont, archevéque de ParisChapitre 296 sur 401 · BEAUMONT A VERSAILLES · texte numérisé non relu

BEAUMONT A VERSAILLES

avec empressement un si heureux retour, eut bien quelque peine à se ranger sur le passage. Quant aux gens de la maison, ils avaient assez à faire de tirer, en signe de joie, leurs fusées et leurs boîtes.

Le lendemain, le noble prélat, rendu à Versailles, parut au lever du roi, qui l'accueillit avec les marques de la plus grande bonté et lui réserva une audience particulière vers cinq heures. « Il serait difficile , a dit un témoin oculaire, de remarquer aucun changement sur le visage et dans le maintien de M. l'archevêque, toujours égal à lui-même dans la disgrâce et la faveur; il est à Paris comme il était à Conflans *. »

Au sortir de l'audience, Beaumont, après avoir rendu pareillement visite àjla reine et à la famille royale, eut avec Bernis une entrevue qui donna lieu à un léger incident, que l'abbé racontait ensuite de ce ton de belle humeur : « L'archevêque est revenu à Paris ; il était hier ici, et il a rencontré chez moi le nouveau premier président. Ils se sont cordialement embrassés. Mon Dieu, il n'y a en tout que la manière ! Si on me laisse faire, tout cela finira avec un peu de patience ^. » — Bernis, ici encore, se flattait.

Tout paraissait néanmoins s'acheminer à la paix définitive. Les autres prélats exilés avaient reçu des lettres de rappel, et les prêtres décrétés par les précédents arrêts obtenaient également l'autorisation de regagner leurs paroisses respectives. Pendant ce temps-là, les

du chœur et qui les écrasait de sa pesanteur, on apprécie bien mieux encore tout ce que Taspect extérieur de Notre-Dame a gagné depuis la construction de la sacristie nouvelle. » {Description de Notre-Dame, par M. de Guilhermy et M. Viollet le Duc, p. 97.)

1 Luynes (t. XVI, p. 204).

* Lettre du 3 octobre 1757, à Stainville.

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