‹ Christophe de Beaumont, archevéque de ParisChapitre 326 sur 401 · ASSEMBLEE DU CLERGE · texte numérisé non relu

ASSEMBLEE DU CLERGE

L'objet principal de cette convocation extraordinaire était d'obtenir un subside devenu d'autant plus indispensable, que la guerre, malgré certains avantages partiels, continuait à tourner au plus mal pour le pays. Les députés du clergé n'hésitèrent pas un instant à voter, sur la demande du roi, un don gratuit de seize millions ; mais ils ne voulurent point se séparer sans lui avoir adressé de respectueuses doléances sur les divers objets de leur sollicitude. L'exil de l'archevêque de Paris était au premier rang de ces réclamations.

Dès la séance d'ouverture, l'assemblée députait le cardinal de Tavanes, son président, pour se rendre auprès du souverain et solliciter, au nom de tous, le rappel immédiat de Beaumont. Il devait également demander raison au comte de Saint-Florentin de la récente lettre écrite aux vicaires généraux , pour le dernier Te Deuniy lettre dans laquelle on n'avait pas seulement daigné faire mention de l'archevêque banni.

Le ministre n'eut pas de peine à s'excuser, en affirmant que, bien loin d'avoir eu l'intention de manquer en quelque chose au digne prélat, il s'était hâté de faire parvenir la même lettre au château de La Roque. Il ajouta que, par une sorte d'accord préalablement établi avec Beaumont, on continuerait d'agir ainsi dans tout ce qui n'exigerait pas une exécution d'urgence. L'assemblée se déclara satisfaite de ces explications catégoriques, mais la réponse du roi ne lui sembla ni aussi franche ni aussi nette.

Au cardinal de Tavanes, qui se flattait d'avoir employé les motifs les plus capables « de toucher et de persuader Sa Majesté ». Louis XV avait répliqué par une de ces formules vagues qui n'engagent à rien :

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