APPROBATIONS
du XVII16 siècle ; il Ta reçu aux jours les plus amers de ses exils, et a pu contempler alors en sa personne « ce quelque chose d'achevé » que la souffrance ajoute au courage du devoir accompli ; il garde encore son cœur dans un de ses plus majestueux sanctuaires, et, dans la demeure même où il prit naissance, la noble famille qui porte et perpétuera noblement son nom. A tous ces titres, désormais acquis dans vos pages à la grande histoire, notre Périgord peut revendiquer une part dans le patrimoine de gloire dont Christophe de Beaumont a enrichi l'Église de Paris.
Agréez, mon Révérend Père, l'assurance de mes sentiments respectueux et dévoués en Notre-Seigneur.
f N. JOSEPH, évêque de Périgueux et de Sarlat.
Valence, le 4 mars 188i.
Mon Révérend et bien cher Père,
Votre remarquable travail sur l'épiscopat de Mgr Christophe de Reaumont sera certainement accueilli avec faveur par tous les hommes sérieux qui cherchent dans l'histoire du passé des enseignements pour la direction de leur vie, parmi les difficultés de l'heure présente.
Les articles intéressants que vous avez déjà fait paraître dans les Etudes religieuses sont une garantie du succès de l'œuvre dont vous entreprenez la publication ; et tous vos lecteurs seront heureux de les trouver réunis dans un seul corps d'ouvrage, complétés par de patientes et consciencieuses recherches.
Je vous envoie donc mes bénédictions affectueuses, avec toute la sympathie d'un cœur qui désire sincèrement le bien et qui vous est profondément dévoué.
Votre livre m'est cher à plus d'un titre. C'est l'œuvre d'un prêtre d'origine valentinoise dont les talents et les vertus honorent notre pays.
Vous y rendez un hommage mérité à l'insigne bienfaiteur de notre diocèse, Mgr Alexandre Milon, évêque de Valence, qui sut prendre place, à côté de Mgr de Beaumont, parmi les plus zélés défenseurs de l'Église et de la Compagnie de Jésus. En rappelant, après le P. Theiner, que l'éloquence entraînante de l'archevêque de Paris et de l'évêque de Valence gagna leurs collègues à la cause des Jésuites, vous évoquez un souvenir dont nous avons le droit d'être fiers et qui suffirait, à lui seul; pour nous rendre à jamais chère la mémoire d'un de nos Pères dans la foi.
Enfin, en retraçant les luttes d'une époque, sous plus d'un rappport sem-