SYMPATHIES ACQUISES
gnàn, évêque du Puy, avait été désigné pour prononcer l'oraison funèbre ; Beaumont s'était réservé de payer lui-même sa dette à la mémoire d'une bienfaitrice insigne, en chantant la messe des morts et en présidant les dernières absoutes.
Durant ce long service, commencé à midi et qui dura plus de trois heures, on admira beaucoup l'attitude grave et la piété sympathique du nouveau métropolitain. Au sortir de Notre-Dame, c'était à qui manifesterait le plus haut son jugement sur cette physionomie noble , intéressante, pleine de douceur et de fermeté, de simplicité et de grandeur ; sur cette aisance et cette dignité dans les cérémonies de l'Église, ce recueillement et cet air pénétré dans la célébration des saints mystères. On dira bien autre chose, quand les petites gens, à leur tour, pourront constater de près l'affabilité et la politesse affectueuse de son commerce ^
Les hommes du jansénisme , qui déjà s'appliquaient à épier ses démarches, étaient forcés d'en convenir. « Le menu peuple de Paris , surtout celui qui demeure aux environs de Tarchevêché, et qui le voit passer souvent , l'élève beaucoup et nous assure que nous avons un grand et digne prélat ^. » On peut en croire sur parole un écrivain impudemment hostile , qui trouve encore ici moyen d'injurier Beaumont, en pervertissant ce texte de l'Écriture : « Les blessures que fait celui qui aime valent mieux que les baisers trompeurs de celui qui hait ^. »
1 Cf. Lettre à un ami de province (loc. cit.). ^ Le vraiReciœil des Sarcelles, t. II, p. 65. »/>rm)., XX VII, fi.