‹ Christophe de BeaumontChapitre 115 sur 368 · APPUI DE LA COUE · texte numérisé non relu

APPUI DE LA COUE

réussies. Il parla de la soumission due à la Bulle, comme « à un jugement de l'Église universelle en matière de doctrine, » et il signala cette Constitution « affermie tant de fois par le concours des deux puissances, » comme devenue par là même € une loi de l'Église et de l'État^ » C'était mettre à couvert les principes que le roî ne voulait pas laisser entamer.

Le bruit courut que ce discours très net de l'avocat général venait d'être travaillé, de compte à demi , avec le chancelier d'Aguesseau, son oncle, qui avait dans cette affaire l'oreille de Boyer et de Beaumont. Vivement ému de la blessure infligée à son amour-propre, le Parlement regimba, mais il n'aboutit qu'à s'attirer une verte semonce de Louis XV , qui se montra fort irrité et défendit d'adresser une seule représentation à ce sujet, « sous peine de désobéissance^. » Un arrêt du conseil d'État se chargea, en outre, de rappeler que « le roi s'était fait line loi inviolable de ne s'expliquer sur les matières de doctrine qu'après ceux que Dieu en a établis juges 3.»

1 Voir dans Luynes les documents m extenso (t. VIII, p. 392).

' Journal de Barbier, t. IV, p. 229.

» Arrêt du 17 février 1747 (Luynes, t. VIII, p. 395J.

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