‹ Christophe de BeaumontChapitre 116 sur 368 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Le premier mandement de Beaumont pour le carême de 1747. — Assemblée générale du clergé de France : témoignages d'estime qu'elle donne à l'archevêque.— Il préside une séance littéraire au collège Louis-le-Grand. — Mort de madame de Beaumont, sa mère. — Il console l'agonie du cardinal de la Tour d'Auvergne. — Le Te Deum pour la victoire de Lawfeld. — Beaumont est nommé commandeur de l'ordre du Saint-Esprit. — Premières accusations dirigées contre lui par la faction janséniste.

Le Parlement était vaincu, il n^ était pas soumis. Dans la disposition réelle des esprits, le triomphe remporté par la saine doctrine ne pouvait suffire à ramener la paix. En transmettant ses félicitations à l'évêque d'Amiens, Christophe de Beaumont ne dut point lui cacher qu'il se préparait, pour son compte personnel, à rompre directement en visière avec ces hommes de la magistrature qui se faisaient les fauteurs d'une secte jalouse, moins par sympathie peut-être pour des théories de controverse que par analogie d'humeur, de situation et d'intérêt.

Mais l'heure des grands combats n'a pas encore sonné, et les premières lettres de l'archevêque de Paris n'ont rien de cette ardeur militante qui distingue la majeure partie de ses œuvres doctrinales.

Une seule note domine déjà dans le premier mande-

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