‹ Christophe de BeaumontChapitre 117 sur 368 · OUVERTURE DES SEANCES · texte numérisé non relu

OUVERTURE DES SEANCES

phe de Beauraont le témoignage exceptionnel d*une haute considération et de la plus parfaite estime. L'abbé de Nicolaï, promoteur, interprétait la pensée de tous, lorsqu'il prononça ces paroles : « Je suis persuadé que les grands égards qui sont dus à Mgr larchevêque de Paris, son mérite personnel et ses qualités aimables qui le rendent cher au clergé et à tout son diocèse, vous feront désirer de le voir dans cette Assemblée auguste qui représente le premier corps du royaume ^ »

On décida aussitôt, unanimement, que les évêques de Meaux (La Roche de Fontenilles), de Séez (Néel de Cristot) et de Pamiers (Gaston de Lé vis), escortés des abbés de Gouyon, de la Chataigneraye et de Saint- Julien, se rendraient en députation auprès de l'archevêque de Paris, pour l'inviter de la part de la compagnie à venir prendre sa place dans l'Assemblée, dont il était acclamé d'ores et déjà comme un des présidents. Toutefois la messe du Saint-Esprit fut retardée jusqu'au samedi 1 1 février, par suite de l'absence forcée de l'orateur du jour, Mathias Poncet de la Rivière, évêque de Troyes, qui devait recevoir la nouvelle dauphine à son passage dans la ville épiscopale.

Marie-Josèphe, princesse de Saxe, faisait en effet, à ce moment même, sa première apparition dans notre pays. Partie de Strasbourg, le 29 janvier, elle arrivait par Colmar, Belfort, Vesoul, Langres, Ghaumont, Bar-sur- Aube, Troyes et Nangis, à Brie-Comte-Robert, où était ménagée son entrevue avec le roi et le dauphin. Paris s'associa, par d'éclatantes fêtes et une illumination générale, au mariage qui fut célébré, le 9 février, dans

1 Cf. PrœèS'Verbaiix de V Aisemhlée générale du clergé pour rannée 1747.

Page 1