VOTE DES FONDS DEMANDES
tion que je goûte à lui prouver combien je suis sensible à ses bontés, combien aussi je suis pénétré de respect et de vénération pour le mérite de tous ceux qui la composent. Quant à la part que je me flatte d'avoir dans Famitié de celui qui préside ici avec une dignité si haute, elle m'attache sans doute à cet illustre prélat par les liens du retour et de la gratitude, mais elle ne me laisse pas ignorer non plus ce que lui valent de considération et d'estime auprès de tous des vertus et des qualités éminentes comme les siennes.
Ce fut au cours de cette séance qu'on introduisit MM. de Maurepas, d'Ormesson, de Brou et de Machault, commissaires du roi, chargés d'expliquer aux prélats les motifs déterminants qui avaient amené une convocation extraordinaire. Après lecture faite des lettres royales, le ministre d'État prononça un discours auquel Mgr de Rastignac donna la réplique, en affirmant que le clergé de France était disposé, comme par le passé, à venir en aide aux nécessités publiques dans la mesure de son pouvoii\ Les conseillers laïques ayant alors quitté la salle, on ouvrit les délibérations sur la demande de secours dont ih venaient de développer les termes.
C'était à la province de Paris d'opiner la première. Christophe de Beaumont se lève et déclare que « malgré l'épuisement où se trouve le clergé, par suite de tous les dons versés dans les assemblées précédentes, la province de Paris, ayant une parfaite connaissance du zèle et de l'attachement du clergé pour le roi, sachant d'ailleurs combien ce premier corps du royaume est toujours porté à subvenir aux besoins de l'État, elle se déterminait à accorder, par forme de don gratuit^ les on^e inil' lions demandés, aux clauses et conditions qui seront stipulées dans le contrat à passer entre le' roi et le