‹ Christophe de BeaumontChapitre 120 sur 368 · UN APRES-MIDI LITTERAIRE · texte numérisé non relu

UN APRES-MIDI LITTERAIRE

clergé. » L'avis de rarchevêque fut adopté par toutes les provinces, et le don de onze millions unanimement voté « par voie d'emprunt. »

Nous ne dirons rien de plus sur les incidents qui signalèrent chacune des vingt-trois séances de l'assemblée ; mais on nous pardonnera, pour les raisons énoncées tout à l'heure, d'enregistrer le motif qui fit adjoindre l'archevêque de Paris à la commission de la revision des Mémoires du clergé et de celle des foy et hommages.

Son nom ayant été mis en avant, par la connaissance que l'on avait de l'intelligence et de la capacité de ce prélat, cette proposition fut aussitôt louée, reçue et unanimement approuvée. On en instruira sans retard le modeste Beaumont, et on le priera « de vouloir bien accepter ces preuves que lui donne l'assemblée de son attachement, ainsi que de la juste confiance qu'elle a dans ses lumières et son zèle pour tout ce qui peut intéresser l'Église ^ »

Peu de jours avant l'ouverture des séances, le 30 janvier, un après-midi littéraire avait réuni autour de l'archevêque de Paris, à Louis-le-Grand, une société d'élite composée de plusieurs prélats et d'un nombre considérable de membres des diverses académies. Le principal attrait de cette fête de collège devait être un discours latin qu'allait prononcer Joseph du Baudory, le jeune et brillant successeur du P. Porée dans la chaire de rhétorique ^. Ce religieux exemplaire, qui ne se recommandait pas moins par l'austérité de sa vertu que

1 Pour tous les détails qui précèdent, on peut consulter la grande collection des Procès- Verbaux.

* Né à Vannes le 16 février 1710, le P. Joseph du Baudory mourut à Paris le 4 mai 1749.

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