‹ Christophe de BeaumontChapitre 121 sur 368 · THESE DU P. DU BAUDORY · texte numérisé non relu

THESE DU P. DU BAUDORY

par les qualités de son talent, venait, pour la quatrième et dernière fois, — car la mort fut prompte à le saisir ! — parler devant un auditoire exceptionnel dont ses débuts de 1741 avaient assuré d'avance tous les suffrages*.

n faut convenir qu'à une époque où la fièvre des innovations en tout genre travaillait la généralité des esprits, le sujet annoncé par l'auteur ne manquait pas d'une certaine saveur d'actualité et d*à-propos. Que doiton pense?' des inventeurs de nouveaux systèmes? Telle est la thèse qu'il abordait de front, entrant du premier . mot au plus vif du débat. Le succès ne fut pas un instant douteux, malgré la gêne des détails techniques dont son opulente imagination déguisait l'aridité. On se plut à relever un gracieux augure pour l'avenir de la dauphine Marie-Josèphe, et ce souhait si délicat pour la conversion du maréchal de Saxe, son oncle, « en qui la France reconnaît son défenseur, le Brabant a reconnu son maître, et plaise à Dieu que Rome reconnaisse un jour son fils ^ ! »

Mais Christophe de Beaumont eut surtout à féliciter le P. du Baudory d'avoir franchement dévisagé les modernes sectaires, vrais enfants perdus de la Réforme,

1 Deux éloges de l'archevêque : le premier, en vers français assez médiocres; le second, en élégants distiques latins, ouvrirent cette séance et la fermèrent. Ils rappelaient, l'un et l'autre, avec quelle modestie rare Christophe de Beaumont s'était longtemps défendu d'accepter le siège de Paris. Qu'il nous suffise de citer les deux derniers vers, dont la précision résume bien l'idée générale du double éloge :

Et longe hic super al meritos quispernil honores; Hos meruisse minus^ quam renuisse, fuit.

(Bibliolh. Mazarine, 10,371 ; R, n*» 11 et 14.)

^ In quo suum Gallia clypeum agnoscit, suum Flandria domitorem agnovit, utinam et suum Roma filium agnosceret ! (De Novis Systematum inventoribus quid sentiendum.)

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