‹ Christophe de BeaumontChapitre 124 sur 368 · SON TOMBEAU A VIENNE · texte numérisé non relu

SON TOMBEAU A VIENNE

cier de France, il disait un jour, en s'inspirant des souvenirs d'un saint pontife : « Je l'ai vu, l'homme de Dieu, et je regarde comme une grâce le bonheur que j'ai goûté dans cette visite. Vous penseriez qu'il n'a plus de corps, tant l'âme transparait derrière l'enveloppe fragile qui la voilée »

Henri Oswald de la Tour d'Axivergne mourut le 23 avril. Tandis que le duc de Bouillon envoyait à Strasbourg le cœur de son digne oncle pour qu'on le déposât près du tombeau de Turenne, le corps était transporté à Vienne, où il repose à côté de Mgr de Montmorin, daiis le caveau du superbe mausolée qui décore si grandement la basilique de Saint-Maurice. Sur la pierre qui les recouvre, une parole expressive rappelle que leurs cendres sont unies dans la mort comme leurs dmes l'avaient été dans la vie : Mens una, cinis tenus.

Un mois g'écoule. Le 28 mai, le roi adresse à Beaumont la lettre suivante :

Mon Cousin. J'ai pris la résolution de me rendre en Brabant, pour y commander en personne Tarmée que j'y ai fait assembler; et je TOUS fais cette lettre pour vous dire que je souhaite que vous ordonniez des prières publiques pour l'heureux succès de mon voyage, et pour attirer la bénédiction du Ciel sur mes justes entreprises. Les marques que je reçois en toute occasion de votre afTection pour mon service, m'assurent que vous vous conformerez avec plaisir à mes intentions. Sur ce, je prie Dieu qu'il vous ait, mon Cousin, en sa sainte et digne garde.

Ecrit à Versailles, le vingt-huit mai mil sept cent quarante-sept.

Louis.

1 Vidi, fateor, virum ; nara et hoc meritis illius debeo, quod illum viderim : vidi ita illum esse in corpore. ut extra corpus pularem... ul ei tantum pro vel^mine uteretur, non pro offleio. (Ambros, epist., XVI, n" 2 ; — Patrolog. de Migne, i. XVI, p. 959.)

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