MANDEMENTS DIVERS
Deux jours après, un mandement de l'archevêque de Paris ordonnait, par tout le diocèse, les prières des Quarante Heures pour la prospérité des jours du roi, en insistant sur la nécessité de fonder notre espoir de vaincre « moins sur nos prévoyances et nos précautions, que sur la protection et l'assistance du Dieu des armées ^ »
Les avantages se succédèrent rapides. Deux nouveaux mandements, en date du 14 juillet et du 28 septembre, sollicitèrent le Te Deum d'action de grâces, l'un pour la victoire de Lawfeld, l'autre pour la prise de Berg-op- Zoom. Le même sentiment de foi s'y fait jour sous la plume du religieux prélat. « Quelques éloges que méritent ceux qui ont eu part à l'exécution d'une si difficile entreprise, gardons-nous bien de n'en attribuer le succès qu'à eux seuls. Si dans de tels événements l'homme n'aperçoit que la main de l'homme, le chrétien ne peut y méconnaître celle de Dieu même, quoiqu^il se cache en quelque façon sous l'instrument qu'il emploie aux œuvres de sa bonté et de sa puissance ^. »
Ce n'était point sans de graves motifs que l'archevêque élevait ainsi les âmes aux considérations d'un ordre supérieur ; « Ce qui se passe chaque jour sous nos yeux, et dont nous sommes obligés de gémir; ces impiétés, ces débauches, qui parmi nous déshonorent la sainteté de la Religion que nous professons, ne nous donnaient que trop lieu d'appréhender que le ciel, irrité de tant d'outrages, ne nous refusât la protection qu'il nous avait accordée jusqu'alors ^. »
1 Mandement du 30 mai 1747.
» Id. du 14 juillet.
^ Ici. du *28 septembre.