INTERVENTION DE LOUIS XV
au nom du roi, d'autres droits et d'autres prétentions. Le Parlement de Paris, surtout, qui voyait, quelquefois siéger dans son sein les pairs du royaume, ne mettait aucune borne à l'étendue de sa juridiction et de sa puissance. 11 croyait, selon la remarque d'un judicieux pu-, bliciste, avoir remplacé, dans la constitution du pays, l'assemblée des princes et barons qui siégeait jadis auprès de la personne des rois, et, à ce titre, devoir connaître exclusivement des lois, édits, ordonnances, création d'offices, traités de paix, enfin de toutes les affaires importantes du royaume, en examiner le mérite et y apporter en toute libellé les modifications convenables ^
Louis XV, provoqué, ne fit pas attendre la réplique.
Dans l'intervalle, en effet, Christophe de Beaumont ayant annoncé l'assemblée administrative pour le 31 juillet, le premier président et le procureur général, peu contents de s'abstenir, avaient accentué leur résistance de la façon la plus blessante, en réunissant une contreassemblée dont les anciens administrateurs formaient le noyau. Le roi les mande tous deux à Compiègne, le 4 août, et, après leur avoir exprimé son mécontentement des modifications apportées, le 20 juillet, à sa déclaration du 24 mars, il ordonne que l'hôpital sera régi par les seuls directeurs qu'il a nommés; « sans que. sous quelque prétexte que ce soit, aucuns autres des anciens directeurs puissent être appelés et admis à cette administration. »
L'archevêque triomphait sur toute la ligne. Le Parle-
1 Cf. Cours sur l'histoire de l'économie politique, par M. de Villencuvu- Bargemont {Université catkolique, t. IV, p. o2'i).