‹ Christophe de BeaumontChapitre 164 sur 368 · PROCESSION DE L*UNIVERSITÉ · texte numérisé non relu

PROCESSION DE L*UNIVERSITÉ

L*Université de Paris n'entendait point rester en retard de ces manifestations de l'allégresse publique. Le mardi 12 octobre, elle organisa une procession générale de ses membres, et le spectacle produisit un effet d'autant plus- considérable que pareille cérémonie n'avait pas eu lieu depuis 1723, à l'occasion des prières pour la convalescence inespérée de Louis XV. Plus de huit cents docteurs ou bacheliers des diverses Facultés, après s'être assemblés dans l'église des Mathurins, où le recteur fit entendre un grave discours sur la naissance du prince, se mirent en marche vers Saint-Louis des Invalides pour le Te JDeum d'actions de grâces. Ce fut encore Beaumont qui présida l'office et chanta la messe solennelle, au milieu d'un concours extraordinaii^e.

Mais les mêmes hommes qui lui reprochaient naguère de se prodiguer pour les seuls Jésuites, ne lui surent pas meilleur gré de sa condescendance en faveur de l'Université. Il est vrai que celle-ci ne devait pas échapper davantage à leurs épigrammes, car, dès le lendemain, circulèrent sur son compte diverses platitudes, ourlées de méchantes rimes :

Vigoureuse autrefois et pleine de santé, Fille aînée à nos rois, dame Université Livrait mille combats, emportait mille palmes, S'attirait mille cœurs par l'éclat de ses charmes...

coup de dignité, et confirme qu'on peut être chrétien sans être petit, quoi qu'en pensent ou qu'en radotent les brillants beaux esprits et les sublimes philosophes de notre siècle.

« J'ai l'honneur d'être, etc. « Gkesset: »

A l'aris, ce 26 août 1774.

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