‹ Christophe de BeaumontChapitre 175 sur 368 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Le cas de la sœur Perpétue. — Les mesures violentes décrétées contre l'archevêque. — Généreux témoignages de sympathie. — Tergiversation de Louis X\{. — Les recors de M. d'Argenson à Sainte-Agathe. — Démarches infructueuses de l'archevêque de Paris et de l'évêque d'Amiens. — Tentative du Parlement pour imposer à nouveau la déclaration de 1682.

Le 10 décembre 1752, sœur Perpétue, religieuse de la communauté de Sainte-Agathe ^ est frappée d'apoplexie. Hardy de Levaré, curé de Saint-Médard, refuse, pour les motifs que l'on sait, d'administrer à cette flUe les derniers sacrements *. Dénoncé au Parlement, le curé fait défaut ; les deux vicaires, mandés à la barre, se rejettent sur l'archevêque. Celui-ci dit, pour toute réponse, au sieur Isabeau, greffier de la Grand'Ghambre, qui lui porte l'assignation de la Cour : « Le curé de Saint- Médard n'a de règle à suivre, dans l'occasion présente, que les lumières de sa conscience et les ordres que je lui ai donnés. L'administration des sacrements est un ministère que je tiens de Dieu seul. »

1 C'était une maison d'éducation, plus que suspecte, fondée au faubourg Saint-Marceau, sur la paroisse de Saint-Médard, et qui avait eu déjà maille à partir, pour cause de jansénisme, avec les prédécesseurs de Mgr de Beaumont (Cf. Luynes, t. XII, p. 210-313).

' Les Nouvelles eccléHastiques relatent très longuement l'historique de cette afiaire que nous abrégeons le plus possible (Gf. année 1753, p. 37).

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