UN VAILLANT AUXILIAIRE
du Parlement, le courageux prélat déclarait bien haut qu'il ne suffit pas, à la manière de M. d'Ormesson, de parler respect et hommage pour le Souverain Pontife, pas plus que de regarder le Saint-Siège comme le centre de Vimitèy si Ton n'affirme également que l'union des chrétiens avec l'Église de Rome n'est pas simplement fraternelle, mais « filiale, » et par conséquent « accompagnée d'une sincère obéissance ^ »
Nous ne citerons que le trait final de son écrit, parce qu'il lui valut, avec les félicitations sincères de Chris* tophe de Beaumont, les quolibets indécents de leurs communs ennemis : « Je vous prie de rendre publics mes sentiments et d'assurer le Parlement que je suis prêt, comme un autre Thomas Morus, à donner mon sang en témojgnag^. »
On conçoit que le journal du parti ait pu voir, dans ces dernières paroles, un rapprochement peu flatteur avec le parlement d'Angleterre; mais cette feuille est au moins plaisante quand elle essaie d'intervertir les rôles jusqu'à dire : « Le Parlement se fait martyriser pour la cause de l'unité contre les évêques, et les évoques se décernent à eux-mêmes les honneurs du martyre^. »
avait pas réparation, de ne plus permettre à ses ecclésiastiques d'aller étudier chez eux. « Et même, ajoutait-il, j'irai plus loin. »
1 Voir celle lettre du 9 avril dans Luynes (Mémoires^ t. XII, p. 394).
^ Nouvelles ecclésiastiques de 1753, p. 103.
BBAUMONT, I. i6