LA FAMILLE DE BEAUMONT
pièces d'artillerie de bronze ^ » Aujourd'hui, dans l'enceinte restaurée de la maison seigneuriale, si Ton re* trouve, comme autrefois, Técusson des Baynac et Thospitalité des Beaumont, le chemin de ronde ne retentit plus du pas des hommes d'armes, et la sentinelle a cessé de faire le guet sur la plate-forme de la haute tour. Des souvenirs plus paisibles rajeunissent et égayent cette demeure qu'animait naguère encore un joyeux essaim d'enfants : ce sont les souvenirs du saint archevêque dont le nom seul honore l'Église, sa famille, son siècle et son pays.
Son père, François de Beaumont, ancien guidon des gendarmes de Monsieur, après avoir traité de sa charge et s'être retiré du service en 1688, avait épousé Jeanne d'Aubusson de Miremont qui succomba inopinément dès 1692, laissant deux orphelins que la mort ne tarda pas à ravir comme elle. Sept années s'écoulent. Le 4 janvier 1699, M. de Beaumont contractait une nouvelle alliance, réservée à jeter sur la splendeur de sa maison le reflet d'un rayon nouveau. Maï*ie-Anne de Lostanges de Sainte-Alvère, issue des plus nobles familles du Limousin et du Périgord, comptait parmi ses ancêtres des hommes qui ne s'étaient pas fait une place moins estimable dans les rangs du clergé, de la magistrature, de la marine et de l'armée^.
Femme d'un grand sens et d'im esprit supérieur, elle se recommandait autant par la wile énei^e de son
1 Histoire généalogique de la maison de Beaumont^ t. I, p. Gû4.
* La maison de Lostanges, dans le bas Limousin, était marquée entre les premières de cette province par son ancienneté et ses alliances. Les armes sont € d^argent à un lion de gueules couronné, lampassé et armé d'or, et un orle de cinq étoiles de gueules posées 2. 2. et une. » (Cf. Mercure de France^ avril 1747, p. 202.)