BAPTÊME DE L ENFANT
caractère que par l'intégrité sévère de ses mœurs. Le doit qui avait déjà béni son union par la naissance de deux fils. Armand et Louis de Beaumont*, venait de lui envoyer un troisième, et dernier enfant qu'elle voulut consacrer à Dieu en lui imposant ce nom prédestiné de Christophe, récent encore parmi les siens^ mais qui allait devenir bientôt pour eux le plus familier de tous ^. Le désir de convoquer le ban et Tarrière-ban de la parenté fit ajourner jusqu'au 10 août les cérémonies du saint baptêrne, mais l'enfant avait été ondoyé dans la matinée du 29 juillet. Une expresse autorisation de Mgr Paul de Chaulnes. nouvel évêque de Sarlat, rendit légitime ce long retard.
On lit dans les registres de la paroisse Saint-Eutrope de Meyrals ^ :
Aujourd'hui, ce 10^ août 1703, a reçu les cérémonies du baptême noble Christophle ^ de Beaumon fsicj du Repaire, fils naturel et légitime de noble François de Beaumon du Repaire, et de dame Anne-Marie de Lostanges de Sainte-Alvêre. Il naquit au château de La Roque le ^ juillet, environ neuf heures du soir, et fut ondoyé
1 Tous deux naquirent au château de La Roque : Armand, le 12 juillet 1700; Louis, le 9 novembre 1701.
' Un des neveux de l'archevôque voulut, en mémoire de son vénéré parrain, que chacun de ses cinq fils portât ce nom de Christophe, qu'il avait pareillement reçu à sa naissance. La tradition ne s'en perd point. Il y a quelques années à peine, au château de La Roque, un nouvel héritier des Beaumont du Repaire voyait le jour dans la chambre môme où naquit le grand archevêque de Paris : nommé Christophe comme lui, il a été présenté à la même paroisse et baptisé aux mêmes fonts... Dirai-je qu'il n'y a pas jusqu'aux langes du berceau qui ne rappellent de touchants souvenirs ?
' Meyrals est une commune du canton de Saint-Cyprien. Son église a toujours été la paroisse du château de La Roque.
* J avertis, une fois pour toutes, que ce nom de baptême est écrit dans les actes publics de l'époque, tantôt Christophle, tantôt Christophe, plus habituellement sous cette dernière forme, la seule qui ait été conservée.