‹ Christophe de BeaumontChapitre 203 sur 368 · REPRÉSAILLES CONTRE LES ÉVÊQUES · texte numérisé non relu

REPRÉSAILLES CONTRE LES ÉVÊQUES

on nous écrit qu'il ne faut pas encore se plaindre", mais souffrir avec courage et attendre l'Assemblée de 1755 qui, peut-être, pourra toucher le roi, d'ailleurs plein de religion, mais à qui les Parlements se sont rendus redoutables...

« Il ne faut pas parler de paix ni fausse ni véritable ; la guerre est ouverte, car les Parlements sont en usage de décréter de prise de corps les prêtres et de faire vendre les meubles des évêques qu'ils condamnent à des amendes.... Nous écrivons au roi , et peut-être Sa Majesté lit-elle nos lettres. Jamais la religion n'a-t-elle été (sic) en plus grand péril en France ; il n'y a pas deux pouces entre le schisme ouvert et la conduite des Parlements ^»

Nous ne tarderons pas à constater de quelles déceptions fut suivie l'assemblée de 1755. En attendant, le roi, persuadé qu'il aurait raison du haut clergé en se réservant de le frapper lui-rpême , crut faire assez que d'exiler à tour de rôle les évêques de province qui , ' prenant fait et cause pour Christophe de Beaumont, se prononçaient ouvertement contre -la déclaration du 2 septembre. Mais c'est en vain que l'évêque d'Orléans est confiné à Meung, celui de Troyes à Méry-sur-Seine, l'archevêque d'Aix à Lambesc; d'autres prélats, Mgr de Pressy en tête, protestent de plus fort, et tous ceux du Languedoc, assemblés aux États, adressent à Louis XV une lettre collective que Bazin de Bezons, évêque de Carcassonne, est seul à refuser de signer.

La résistance n'avait pas dit son dernier mot.

Cependant les visites se succédaient à Conflans,

i Lettre du 28 décembre à Dom Léon [Archives de Saint- Aciieul).

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