‹ Christophe de BeaumontChapitre 226 sur 368 · OBSTINATION DU PARLEMENT · texte numérisé non relu

OBSTINATION DU PARLEMENT

à MM. du chapitre que Louis XV avait donné des ordres pour qu'on remit à la bibliothèque de Notre-Dame un exemplaire du recueil des estampes de son cabinet , réglant qu'à l'avenir il leur serait fait pareillement hommage de chacun des ouvrages imprimés à ses fraisa

Tout paraissait donc au mieux entre le clergé et le roi, et déjà on augurait que liberté pleine allait être, rendue à l'archevêque. Mais on comptait sans l'obstination des gens du palais, toujours disposés à s'échauffer peur la secte, comme s'ils avaient craint de ne pas lui témoigner assez vivement une sympathie que l'identité des intérêts resserrera de jour en jour.

Courtisan de la prérogative judiciaire, qu'il affecta souvent d'élever au-dessus de l'autorité royale, le jansénisme, à son tour, se piquait de ne pas demeurer en reste. Ne trouvait-il pas un appui naturel chez ces héritiers des légistes que leurs préjugés de corporation avaient laissé prendre, presque tous, à l'amorce des libertés gallicanes ? Ce « Tiers-État de la religion » , comme on l'a justement nommé, ne sera, en définitive, qu'un acheminement vers les doctrines républicaines. Le Parlement conduisait au parlementarisme. On commence à méconnaître la juridiction religieuse d'un archevêque; on arrivera bientôt à braver l'autorité politique et souveraine d'un roi 2.

« Ne croyez pas, a dit Bossuet , en rappelant la révolution d'Angleterre , que ce soit seulement la querelle de l'épiscopat, ou quelque chicane sur la liturgie anglicane, qui aient ému les communes. Ces disputes

1 Registres capUulaires, avril 1756, loc. cit,

^ Cf. Les femmes de la Cour de Louis XVy par Imbert de Saint- Amand, p. 255.

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