LA DÉCLARATION DE
n'étaient encore que de faibles commencements, par où les esprits turbulents faisaient comme un essai de leur liberté; mais quelque chose de plus violent se remuait dans le fond des cœurs, c'était un dégoût secret de tout ce qui a de l'autorité , et une démangeaison d'innover sans fin, après qu'on en a vu le premier exemple *. »
L'archevêque de Paris ne s'alarmait donc pas sans motif, lorsque, signalant une recrudescence d'oppression , il accusait le Parlement de la capitale de donner le ton aux parlements des provinces.
Celui de Rouen venait, en ce temps même , de condamner au bannissement un jésuite, le P. Maxuel, coupable d'avoir enseigné que les propositions de 1682 étaient « une erreur manifestement contraire au dogme de l'unité. » On le poursuivait jusqu'à Paris, où il cherchait un refuge; on avait même la prétention d'interdire toute leçon de théologie dont le professeur ne se serait pas préalablement engagé , par écrit , à soutenir la doctrine des quatre articles. En attendant , le cours des mesures répressives ne se ralentissait pas, et Beaumont admirait comment les affaires de cette nature semblaient devenir la préoccupation exclusive des cours de justice.
Il était assurément piquant de voir ces champions de la déclaration de 1682 s'armer en guerre contre les défenseurs de la bulle Unigenitus, bulle souscrite par la presque unanimité de Tépiscopat français, alors que cette déclaration même regarde comme irréformable toute décision de Rome qui a été une fois acceptée par
ï Oraison funèbre de la reiM d'Anglelerre^ seconde partie.